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lundi 4 juillet 2016

Lyon : métropole respirable ?


Lors du conseil métropolitain du 27 juin dernier, nous a été soumise une délibération visant une démarche d'amélioration de la qualité de l'air de la Métropole de Lyon

Nous ne pourrions être contre et voteront bien entendu tout ce qui peut favoriser la santé des métropolitains et la qualité de notre environnement.

Cette délibération mentionne un certain nombre de principes dans les 3 domaines qui génèrent une pollution de l’air : transport et mobilité, habitat et activités économiques

Pour autant nous avons plusieurs interrogations quant aux moyens mis en œuvre pour arriver aux objectifs fixés par le plan « Villes respirables en 5 ans» mis en place par le Gouvernement et pour lequel notre Métropole a été retenue.

Ces engagements nous obligent à agir avant 2020. Le délai qui nous reste est donc très court et il ne faudrait pas que cette délibération reste une déclaration d’intention. Je n’ose pas imaginer que votre réflexion soit largement aboutie et que pour des raisons de circonstance vous ne souhaitiez pas la dévoiler.

Quelques sujets nous semblent devoir être soulignés.

La délibération mentionne la restriction d’accès pour certains véhicules, principe obligatoire du plan gouvernemental (« Villes respirables en 5 ans ») et vous avez mentionné la possibilité d’un péage urbain lors d’une conférence de presse le mardi 20 juin.

Les conséquences d’une telle décision sont très importantes pour nos communes, nos concitoyens et les acteurs économiques. Quel en sera le périmètre ? et quelles conditions seront retenues ?

Nous souhaiterions connaitre exactement ce que cette restriction comporte. Je ne peux pas imaginer que vous ne sachiez pas précisément ce que vous allez faire d’ici 4 ans, d’autant que vous l’annonciez déjà n octobre 2015, et je le répète qu’il s’agit d’une condition du plan « Villes respirables ».

Vous savez comme nous que nos concitoyens sont prêts à laisser leur voiture si on leur offre une alternative facile et pratique. Je suis bien placé pour le savoir puisque nous avons la chance d’avoir le métro à Oullins et que de ce fait beaucoup de mes administrés sont passé au métro et ont laissés leur auto.

Pour cela, il est absolument nécessaire de renforcer l’offre de transports en commun et les parkings relais et raisonner à l’échelle du territoire métropolitain et non pas de l’hyper centre.

S’agissant de l’habitat, il n’est mentionné que la rénovation thermique mais qu’en est-il de la pollution intérieure des habitations générée par les matériaux : peinture, sols... Qu’en est-il des nouvelles formes de construction, bâtiments à énergie positive par exemple (il en existe sur Confluence mais ce principe n’est pas mentionné dans cette délibération)

On aurait pu s’attendre à ce que la Métropole porte une ambition plus forte dans ce domaine.

Sur l’aspect économique nous sommes un peu circonspects sur le caractère concret des actions mentionnés.

Enfin, toutes les mesures annoncées ne sont ni priorisés ni cartographiés. Or il nous semble que les enjeux sont très différents que nous soyons à l’est ou à l’ouest et qu’il semblerait intéressant de pouvoir réaliser une « carte stratégique de la qualité de l’air » qui puisse identifier les zones les plus polluées et les enjeux particuliers afin d’élaborer un plan d’actions précis.

Nous regrettons que cette délibération ne soit finalement qu’une délibération cadre qui s’appuie essentiellement sur des actions déjà engagées, et que vous n’alliez pas plus loin dans les mesures à prendre et qu’il ne soit pas non plus mentionné les moyens d’accompagnement et notamment financiers.

Deux exemples simples : 1) il ne peut pas être envisager de ne pas aider les populations les plus en difficulté en ce qui concerne l’amélioration de  l’habitat (je ne parle pas seulement de l’amélioraiton thermique)  ; 2) il est question d’incitation à l’acquisition de véhicules propres, quelles seront les mesures d’accompagnement ?

lundi 30 mai 2016

Privatisation de l’aéroport Lyon – Saint Exupéry : François-Noël Buffet demande qu’un débat soit organisé au sein de la Métropole


Lors du Conseil métropolitain de ce 30 mai, François-Noël Buffet demandera au Président de la Métropole de Lyon d’organiser un débat afin que les conseillers métropolitains puissent émettre un avis sur les différents projets proposés.

La privatisation de l’aéroport Saint-Exupéry a été annoncée en 2015 par le Gouvernement et la Métropole, au titre de sa participation au capital, a intégré la table des discussions.

Dans la cadre de la procédure suivie, 7 offres indicatives ont été déposées le 12 mai dernier. Les candidats ont maintenant jusqu’au 4 juillet pour déposer une offre ferme.

Les collectivités locales qui détiennent une part du capital, dont la Métropole, vont avoir connaissance des projets industriels présentés par les candidats.

« Considérant l’importance de cette privatisation pour le développement de notre territoire, je demande au Président de la Métropole que nous soit communiquées toutes les informations concernant les projets déposés et qu’un débat au sein de notre collectivité soit organisé. »

lundi 2 mai

Communiqué du Groupe Les Républicains et apparentés de la Métropole de Lyon

La hausse frelatée des impôts de la Métropole

La décision modificative votée en conseil métropolitain ce lundi 2 novembre présente 60,7 M€ en recettes nouvelles de fonctionnement.

Les recettes fiscales représentent 47,1 M€ et les recettes fiscales nettes 35,1 M€ en retirant les 12 M€ de taxe sur la consommation finale d’électricité qui sont inscrits en recettes et en dépenses.

Le groupe Les Républicains et Apparentés dénonce de fait le mensonge de Gérard COLLOMB sur l’état réel des finances métropolitaines.

Depuis des mois, la situation financière est présentée comme très dégradée, or la décision modificative démontre qu’il y a eu une volonté délibérée de sous-estimer les recettes afin de justifier une hausse d’impôt qui apparaît aujourd’hui comme inutile.

Pour rappel, les chiffres présentés en comité budgétaire le 14 novembre 2014, expliquaient que la hausse de 5% d’impôt rapporterait :

 

  • 19 M€ en impôts ménage
  • 10 M€ en fiscalité professionnelle.

 

Soit 29 M€, ce qui est moins que les recettes nouvelles de 35,1 M€.

Notre groupe avait voté contre cette hausse d’impôt en expliquant qu’il convenait de se donner le temps de la connaissance parfaite du budget avant de décider les leviers à actionner.

Notre groupe proposait aussi que la Métropole se concentre sur les baisses des dépenses de fonctionnement afin de dégager de nouvelles marges de manœuvre.

Le contribuable métropolitain avait pu constater que grâce à la majorité actuelle il payait plus d’impôt, maintenant il sait que grâce à ceux qui ont voté l’augmentation il paye trop d’impôt !

De plus, ces sommes nouvelles ne servent pas à financer l’investissement. Les dépenses d’investissement tombent de 620,6 M€ à 568,5 M€ et les autorisations de programme tombent de 544,9 M€ à 539,8 M€.

Dans le détail de ces baisses, on observe que :

 

  • Le développement économique est réduit de 17 M€ à 2 M€
  • Le rayonnement international perd 10 M€,
  • L’enseignement supérieur perd 10,5 M€.

 

De nombreuses opérations impactées concernent des opérations inscrites à la PPI.

Le groupe a donc rappelé l’engagement du Président COLLOMB de mettre en place un comité de suivi dans lequel les groupes seraient représentés.

4 mois après son annonce, ce comité n’est toujours pas en place !

vendredi 4 mars 2016

Musée des Tissus : ma lettre à Gérard Collomb

"A l’occasion du conseil métropolitain du 1er février dernier, je vous ai interrogé par voie de question orale, sur vos intentions quant à l’aide que pourrait apporter la Métropole de Lyon au Musée des Tissus et des Arts décoratifs.

Vous vous êtes dit prêt à considérer la question de la participation de la Métropole en fonction de l'aide apportée par les autres collectivités.

Je me permets de vous réinterroger aujourd’hui, alors qu’une réunion est programmée le 8 mars prochain, pour connaître vos intentions réelles. La Ville de Lyon et la Métropole seront-elles représentées cette fois-ci alors qu’elles ne l’étaient pas à la réunion du 15 février ?

Comme vous le savez, Unitex, l’union des industriels textile propose un soutien financier via une fondation, et le nouveau Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes est prêt à agir en co-financement.

Il ne s’agit pas pour la Métropole de Lyon de porter le financement total de ce Musée, il s’agit d’être dans le tour de table pour que les autres partenaires confirment leurs engagements et que ce fleuron de notre patrimoine lyonnais et international puisse perdurer..."

Mardi 2 février 2016

Musée des Tissus et des Arts décoratifs : « Oui...si » ! du Président du Grand Lyon

Lors du Conseil de la Métropole qui s'est tenu hier, et alors que Georges Képénekian avait donné sur la question une fin de non-recevoir à Denis Broliquier (maire du 2e arrondissement), Gérard Collomb m'a fait une réponse plus nuancée lorsque je suis intervenu en fin de séance avec une question diverse sur l'aide à apporter au Musée des Tissus, fleuron de notre patrimoine.

Le président de la Métropole a pour la première fois déclaré être prêt à considérer la question de la participation de la Métropole en fonction de l'aide apportée par les autres collectivités.

C'est un premier pas, mais je suis satisfait de l'avoir obtenu car il est, j'en suis sûr, le prélude à une solution pour sauver ce fantastique musée unique au monde !

Lire ma question

vendredi 29 janvier 2016

Il est du devoir de la Métropole que le Musée des Tissus continue de vivre à Lyon

Je souhaite que la Métropole prenne une part active au sauvetage du Musée des Tissus menacé de fermeture. La Chambre de commerce et d’industrie, propriétaire de cette institution lyonnaise depuis 150 ans, souhaite trouver une solution durable avec les partenaires, collectivités locales et État, pour que ce musée, fleuron du patrimoine français et de son savoir-faire, puisse continuer de vivre sur notre territoire.

Je saisirai le président de la Métropole ce lundi lors du conseil métropolitain pour connaître ses intentions.

 

lundi 14 septembre 2015

Le pacte de cohérence métropolitain bientôt voté

La loi MAPTAM encadre le processus d’adoption d’un pacte de cohérence métropolitain dans les six mois qui suivent le renouvellement des conseils municipaux. Ce pacte est soumis à la majorité simple des maires représentant la moitié de la population totale des communes de la Métropole de Lyon. Le pacte est ensuite soumis pour avis consultatif aux 59 conseils municipaux au sein de la conférence métropolitaine. Il est enfin arrêté par délibération du Conseil de la Métropole.

Lire la suite

Jeudi 5 février 2015

La métropole de Lyon : financièrement, « un géant aux pieds d'argile.

Interview dans le Journal des Entreprises

Le sénateur-maire UMP de Oullins détaille les projets de développement pour sa ville dont l'aménagement d'une nouvelle zone d'activité de 30 hectares dédiée aux sciences du vivant... Et tacle au passage la gestion « très personnelle » de Gérard Collomb dans la mise en place de la nouvelle métropole. Lire la suite

vendredi 16 janvier 2015

Le Grand Lyon devient Métropole de Lyon

Depuis le 1er janvier 2015, la Communauté urbaine de Lyon a fait place à la Métropole de Lyon , nouvelle collectivité qui réunit les champs d'action du Département et de la Communauté urbaine sur les 59 communes qui composent le territoire du Grand Lyon. Le Département continue d'exercer ses compétences pour les 228 autres communes.

La Métropole de Lyon réunit pour la première fois ses 165 élus, ce vendredi 16 janvier, avec pour ordre du jour notamment l’élection de la Commission permanente de la Métropole et la mise en place des sept commissions thématiques (finances, institutions, ressources et organisation territoriale, développement économique, numérique, insertion et emploi, urbanisme, habitat, logement et politique de la ville, déplacements et voirie, proximité, environnement et agriculture, développement solidaire et action sociale, éducation, culture, patrimoine et sport).

dimanche 26 octobre 2014

Métropole de Lyon: UMP, UDI et "gauche solidaire" contestent le mode de redécoupage électoral


Plusieurs groupes politiques du Grand Lyon dénoncent la méthode retenue pour le redécoupage électoral de la future Métropole prévu en 2020.Le gouvernement doit statuer par ordonnance. L'UMP parle d'un projet inadapté, l'UDI d'une cuisine électoraliste. Le groupe "gauche solidaires" réclame un débat.

Le préfet du Rhône a procédé récemment à une consultation des groupes politiques représentés au sein de la communauté urbaine de Lyon. Il a entendu les diverses sensibilités à propos du redécoupage électoral induit par la création de la nouvelle métropole. Une méthode prévue par la loi constitutive (dite "Maptam") et qui laisse au gouvernement le droit de décider lui-même, avant 2015 et par ordonnance, des modalités du vote qui interviendra en 2020.

J’estime que ce projet de délimitation des circonscriptions électorales de la future Métropole est inadapté, aussi bien sur la forme que sur le fond. C’est pourquoi j’ai demandé, par courrier au Préfet de région, de stopper net la procédure engagée et passer par la voie législative.

Extrait de mon courrier :

« …Tout d’abord, le choix de procéder par ordonnance plutôt que par voie législative crée des conditions de débats et de discussions avec les élus locaux et les parlementaires inacceptables. En effet, le délai très court imparti pour cette concertation ne permet pas d’avoir une réelle discussion quant aux critères retenus. Le choix législatif permettrait de donner plus de temps donc plus de débats et sans doute un accord plus large. Aujourd’hui, 43 communes de la Métropole, par la voie des présidents de groupes politiques, se sont prononcées contre ce découpage.

Deuxièmement il a été choisi d’appuyer la délimitation des circonscriptions sur les périmètres existants des conférences des Maires du Grand Lyon et non sur le découpage que décidera le Conseil de la Métropole, qui doit les valider par délibération. Il parait étonnant qu’on puisse définir une règle électorale aujourd’hui qui se base sur des périmètres qui n’ont pas été actés.

Le fait de valider par ordonnance le découpage que vous proposez entérine d’office le périmètre des dites Conférences et prive ainsi la Métropole de sa liberté de choix.

Il s’agit là d’une dépossession du pouvoir des élus métropolitains.

Enfin, il n’est pas acceptable que le système proposé ne prévoit pas de représentation minimale de toutes les communes.

Ainsi, il serait intéressant qu’au sein de chaque circonscription, il soit prévu un nombre minimal de représentants par commune, à l’identique de ce que prévoit le projet de loi relatif à la délimitation des régions, quant à la représentation de chaque département.

Au moment où nous devons mettre en place la Métropole de Lyon, il ne me semble pas de bon augure d’aller contre l’avis de 43 Communes sur les 59 qui constituent l’agglomération lyonnaise.

En conséquence de quoi, je vous demande d’attirer l’attention du Ministre de l’Intérieur sur cette situation et de l’amener à stopper la procédure qui est engagée… »

vendredi 13 décembre 2013

Le groupe « Ensemble pour le Grand Lyon » s’inquiète d’une possible hausse des impôts l’année prochaine

 

 

Le groupe « Ensemble pour le Grand Lyon », que je préside, a fait part aujourd’hui de ses inquiétudes en vue de la présentation lundi prochain par Gérard Collomb, président du Grand Lyon, du débat d’orientation budgétaire pour 2014.

 

Premier élément pointé du doigt : la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales qui devrait être de l’ordre de 17 millions d’euros pour le Grand Lyon l’année prochaine. Nous redoutons également une poursuite importante de l’investissement qui pourrait laisser craindre deux scénarios : celui d’une augmentation de l’emprunt ou bien la préparation d’une augmentation fiscale.

 

Le contexte prouve qu’il n’est pas raisonnable d’aller vers une nouvelle pression fiscale. Le plus inquiétant est que nous n’avons pas de perspectives alors que nous avons besoin de savoir maintenant quelle va être la stratégie de la Communauté urbaine. A cela s’ajoute la création de la Métropole au 1er janvier 2015 qui engendrera de nouvelles recettes mais aussi de nouvelles dépenses, dont la dotation de compensation de 90 millions d’euros versée au nouveau département.

 

Si le Grand Lyon sait où il va, pourquoi ne pas donner les éléments aux élus ? Un objectif budgétaire raisonnable serait plutôt de « dépenser efficacement » en revoyant notamment les coûts de fonctionnement du Grand Lyon et les 280 millions d’euros de subventions qu’il distribue.

vendredi 27 septembre 2013

Chauffage urbain : trop long, trop cher, pas assez vert

 

 

Lors du conseil communautaire de ce 26 septembre, le président du Grand Lyon a fait voter l’attribution de l’exploitation du chauffage urbain à la société Dalkia, pour un marché estimé à 2,5 milliards d’euros sur 25 ans. Délibération contre laquelle a voté le groupe Ensemble pour le Grand Lyon, que je préside. Trois points nous semblent difficilement acceptables :

 

1 - Nous avons d'abord regretté qu’une consultation des communes proches, susceptibles techniquement d’intégrer le réseau, n’ait pas été réalisée en amont.

 

2 - S'agissant de la durée du marché, 25 ans d’attribution de la délégation semble une durée hors d’usage, l’excuse du montant des investissements n’étant à notre avis pas suffisante, d’autant qu’il est conditionné au fait de ne pas avoir de recours en justice. Nous ne commenterons pas la procédure administrative du choix du délégataire : les recours autour des procédures font désormais partie du jeu économique et démocratique(1).

 

Notre groupe ose juste espérer que la plus grande prudence et le total respect des procédures d’analyse selon les critères établis ont été de mise dans la proposition d’attribution de cette Délégation de Service Public. Toutefois, nous constatons que l’offre la plus chère a été retenue, ce qui impactera le pouvoir d’achat des Lyonnais et Grand Lyonnais à un moment où la fiscalité nationale et locale réduit déjà considérablement leurs budgets.

 

3 - Enfin, concernant la production d’énergie renouvelable issue des déchets ménagers, dont la combustion produit une énergie directement intégrée sur le réseau urbain ou stockée pour permettre de lisser les pointes de demandes ponctuelles, des doutes subsistent sur l’adéquation quant à notre stratégie communautaire.

 

En effet, sur la thématique déchet, l’objectif premier est la réduction à la source, le deuxième la réutilisation et enfin, faute de mieux le recyclage. Nous espérons ainsi que la quantité totale de déchets baisse dans le temps, ou, tout du moins, que le Grand Lyon mette tout en œuvre pour arriver à cet objectif. Cela peut sembler être un paradoxe au regard de l’engagement pris par la Communauté urbaine vis à vis du futur délégataire de fournir une quantité minimale d’énergie issue de notre usine d’incinération, quantité que nous ne pourrions assurer avec seulement un tiers de déchets collectés en moins !

 

Voir l’entrevue de François-Noël Buffet sur TLM dans le reportage sur le chauffage urbain

 

(1) Rappelons qu’en 2004, le précédent appel d’offre avait abouti à la démission du vice-président de l’époque chargé des marchés publics au Grand Lyon. Dalkia (filiale de Veolia et EDF) avait obtenu le marché mais des irrégularités avaient été dénoncées par son concurrent de l’époque. Le tribunal administratif de Lyon, en date du 5 juillet dernier, a ainsi condamné le Grand Lyon à verser 6,353 millions d'euros d'indemnisation aux sociétés indépendantes Enerpart et Seem (la Communauté urbaine fait appel de cette décision). Or, c’est précisément à Dalkia (alliée à la Caisse des dépôts et consignation et à Idex-Energies) que le Grand Lyon a choisi de confier à nouveau le marché public du chauffage urbain.

 

vendredi 28 juin 2013

Compte administratif du grand Lyon : la grenouille plus grosse que le bœuf

 

 

Le compte administratif présenté au Conseil de communauté du Grand Lyon le 24 juin dernier permet de mettre une nouvelle fois en lumière  ce que le groupe « Ensemble pour le Grand Lyon », que je préside,  dénonce depuis le début de ce mandat.

 

Concernant  les recettes de fonctionnement, nous constatons que depuis cinq ans, elles sont en constante augmentation alors que le Président du Grand Lyon  n’avait  eu de cesse de critiquer le gouvernement de Monsieur Fillon lorsqu’avait été mis en place la CET (contribution économique territoriale) remplaçant la taxe professionnelle.

 

Les dépenses de fonctionnement  ne baissent pas contrairement à ce qui nous est annoncé mais augmentent de +1,5% cette année soit 13 millions d’euros. Cette absence d’efforts sur les dépenses de fonctionnement traduit au mieux une forme d’autisme au pire une logique de mépris pour la situation économique et sociale de notre agglomération.

 

En matière d’investissement, comme chaque année, il a été inscrit au budget une somme supérieure à ce qui a pu être réalisée. Un tiers des 756 millions d’euros inscrits en 2012 n’ont pas été réalisés.  C’est plus de 200 millions d’euros qui sont restés en plan. Comment une erreur de prévision budgétaire aussi importante a-t-elle pu être commise alors qu’on nous dit que la capacité réelle à investir se situe autour de 450 millions d’euros.  Serait-ce un budget d’affichage qu’on nous a présenté à deux ans d’un renouvellement électoral ? Que pensez aussi de la mobilisation d’un emprunt de 120 millions d’euros dont on paye aujourd’hui les intérêts mais qui n’a pas été utilisé ?

 

On peut penser qu’il y a non seulement un effet d’annonce et d’affichage mais aussi un réel problème de gouvernance et de capacité à conduire les projets. Les politiques les plus en retard sont justement celles qui font partie des compétences régaliennes du Grand Lyon (voirie, soutien au logement social ou l’enseignement supérieur).

 

Enfin ce compte administratif montre que les  « restes à réaliser » s’élèvent, à la fin de 2012, à 1 milliard et 30 millions d’euros. Il y aura donc bien 40% à 50% des investissements du prochain mandat déjà engagé avant même qu’il ne démarre.

vendredi 18 janvier 2013

Grand Lyon : Un budget 2013 spécieux

 

 

Le budget 2013 du Grand Lyon révèle les mêmes faiblesses que ces dernières années avec encore davantage d’acuité puisque le reste à réaliser sera, on le sait maintenant, de 1,5 milliard d’euros en mars 2014.

 

Avec l’annonce « surprise », le 4 décembre dernier par les présidents du Conseil Général et du Grand Lyon de leur projet de création de Métropole, on peut craindre que cette évolution institutionnelle n’ait pas suffisamment été prise en compte en matière de choix budgétaires à venir.

 

Sans compter que de nombreux dossiers « lourds » sont en cours d’études ou de réalisation sur la période 2014/2020 : le Grand Stade dont nous héritons du financement total des accès et des garanties d’emprunt à la faveur de la création de la Métropole, la Confluence, le réaménagement de la Part Dieu, les Rives de Saône, le Pont Schuman, l’aménagement de la rue Garibaldi…

 

L’empilement des projets continue sans aucun signe réel de réduction des dépenses face à la crise. Gageons que le Vice-président aux Finances de la Communauté urbaine n’était pas informé du projet de Métropole !

 

Le logement et les transports seront des sujets majeurs à traiter par la Métropole car les besoins sont immenses.  Quelle marge de manœuvre financière restera-t-il à cette nouvelle collectivité ?

 

La commission de transferts de charges dont nous attendons la création au Grand Lyon évaluera les ressources et les charges dont  la nouvelle Métropole disposera. Cela ne pourra fonctionner, on le sait, qu’avec une augmentation substantielle des impôts en 2015 !

 

Il aurait donc été indispensable et responsable, comme nous l’affirmons depuis longtemps, de revoir la priorisation des projets car la future Métropole sera doublement contrainte, d’une part par l’abondance de projets du Grand Lyon laissés en héritage et, d’autre part, par quelques cadeaux du Conseil général placés dans le panier de la mariée Métropole (Musée des Confluences, Rhônexpress, emprunts…).

 

Que restera-t-il de la solidarité communautaire envers les communes ? Beaucoup de questions et peu de réponses dans ce budget 2013.

vendredi 27 juillet 2012

Friches de la Saulaie : Intervention au Grand Lyon

 

 

J’ai profité de l’examen du PLU en séance du Conseil de communauté du 25 juin dernier pour intervenir et demander à nouveau à Gérard Collomb de lancer dès à présent le projet d’aménagement des friches du quartier de la Saulaie à Oullins.

 

« Je profite de ce temps de parole pour vous redemander que la Communauté urbaine puisse mettre en place assez vite maintenant une mission pour aménager ces 15 hectares en plein cœur d'agglomération. Nous avons vraiment besoin de la nomination d'un chef de projet qui nous permette de préparer les choses.

 

Je le redis, je l'ai dit au dernier ou à l'avant-dernier Conseil, on ne peut pas laisser arriver le métro à la fin de l'année 2013 dans une sorte de "no man's land" sans pouvoir afficher derrière,  un projet pour ce territoire qui est important, pour la Ville évidemment mais aussi important pour la Communauté urbaine et pour l'entrée sud de l'agglomération. C'est ce que je vous réclame une fois de plus à ce Conseil. Merci. »

 

vendredi 23 mars 2012

 

 

Face à la grève des éboueurs, le Président du Grand Lyon reste sourd

 

 

 

 

 

En tant qu’élus, nous avons pris l’habitude de ne pas être entendus ! « Ce fut le cas encore une fois lundi dernier quand j’interrogeais le Président du Grand Lyon quant aux réponses qu’il comptait apporter pour sortir les grands lyonnais de cette crise ? »

 

La modification de la répartition de la collecte des déchets dans les communes, entre services du Grand Lyon et entreprises privées est un choix qui appartient à l’exécutif. Pour autant nous ne pouvons pas comprendre que ce choix qui va impacter le travail d’agents de notre collectivité ne leur ait pas été expliqué avant. Que n’aurions-nous  entendu de la part de la gauche si des élus de droite avaient traité ce dossier de la sorte !

 

La manière avec laquelle a été géré le marché de collecte des déchets et les conséquences que nous connaissons aujourd’hui ne font que confirmer ce que nous dénonçons depuis plusieurs années : une gouvernance méprisant l’avis des élus ou même leur information, et aujourd’hui les agents du Grand Lyon.

 

Les ordures s’amoncellent aujourd’hui dans les rues, le conflit semble se radicaliser, il est urgent de trouver une solution. Que comptez-vous faire, Monsieur le Président pour sortir les grands lyonnais de cette crise ?

 

 

 

lundi 19 mars 2012

 

François-Noël Buffet interroge le président du Grand Lyon sur sa gestion du conflit des éboueurs

 

Au conseil de communauté de ce soir 19 mars, François-Noël Buffet, président du groupe Ensemble pour le Grand Lyon interrogera le président du Grand Lyon sur les suites qu’il entend donner à la grève des éboueurs.

 

« Depuis le 12 mars une partie du personnel du service de la propreté est en grève suite à votre décision de modifier la répartition, entre services du Grand Lyon et entreprises privées, de la collecte des déchets dans les communes.

 

Monsieur le président, nous vous demandons ce soir quelles sont les réponses que vous allez apporter pour sortir les grands lyonnais de cette crise et quelle est votre véritable stratégie quant à la gestion de ce service public ? »

 

 

 

vendredi 27 janvier 2012

 

 

François Fillon aux vœux de l’UMP du Rhône

 

 

Après une visite de l’Institut des ressources industrielles (IRI), dans le 8e arrondissement de Lyon, dédiée à l’insertion et à la formation professionnelle, le Premier Ministre s’est rendu à Villeurbanne ce mercredi pour participer à la cérémonie des vœux de l’UMP du Rhône. J’étais à ses côtés pour entendre le message combatif et déterminé qu’il a adressé au millier de militants présents.

 

«L'élection présidentielle n'est pas encore écrite» a-t-il déclaré avant d’ajouter : «J'aborde cette échéance avec la conviction que le poids de la vérité va s'imposer sur la volatilité des illusions et l'artifice des slogans ». «Plus nous approcherons du vote, plus la force des réalités donnera au rendez-vous présidentiel la gravité que les circonstances exigent.» Il a dénoncé une «gauche sectaire», qui n'a pas d'autre objectif que de «revenir au pouvoir».

 

Le chef du gouvernement a appelé les militants UMP à «tenir le cap» et à ne pas rougir du bilan de ces cinq dernières années « Tout nous autorise au contraire à prendre appui sur ce bilan à l'heure de prendre un nouvel élan », a-t-il assuré. «L'élection présidentielle intervient au milieu du gué. La crise qui a marqué ce quinquennat continuera, au moins en partie, d'influer sur le suivant. J'y vois une raison de plus de maintenir la barre que nous avons continué à redresser.» En conclusion, il a lancé: «Allons vers les Français avec un discours de vérité. Notre marche n'est pas finie, et nous ne sommes pas seuls.»

 

 

vendredi 20 janvier 2012

Nicolas Sarkozy à Lyon

 

 

J’étais à Eurexpo-Lyon hier pour accueillir le Président de la République, attendu par 5000 personnes venues écouter ses vœux aux forces économiques et aux acteurs de l’emploi.

 

Dans un contexte difficile, le Président a rappelé, au lendemain de son sommet « de crise » avec les partenaires sociaux, l'urgence des réformes qu'il doit engager fin janvier. Il a une nouvelle fois insisté sur la nécessité « incontournable » « d'alléger le coût du travail pour que la France reste une terre de production ». Le chef de l'Etat a aussi répété son intention d'autoriser des accords de flexibilité du temps de travail dans les entreprises. Enfin, il a fustigé le « bal des hypocrites » qui estiment qu'il faut « attendre l'Europe » pour instaurer une taxe sur les transactions financières. Ou encore le « spectacle parfois indécent » de ceux qui ont paru « se réjouir » de la dégradation de la note financière de la France, alors que, contre toute attente, notre capacité d’emprunt n’a pas été impactée par la décision de Standard & Poors et que jamais les marchés financiers n’ont prêté à la France à des taux aussi bas !

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 13 janvier 2012

 

Le groupe « Ensemble pour le Grand Lyon » a voté contre le budget 2012

 

 

Comme je l’avais souligné lors du débat d’orientation budgétaire, la lecture du budget qui était discuté lundi dernier en Conseil de communauté ne me rassure pas sur la gestion du Grand Lyon. C’est pourquoi le groupe « Ensemble pour le Grand Lyon » que je préside, a voté contre.

 

En 2009, le Grand Lyon demandait aux communes d’augmenter les taux d’imposition pour lui permettre d’augmenter lui-même ses taux un an plus tard, Gérard Collomb arguant de devoir le faire car les finances du grand Lyon n’étaient pas bonnes suite au désengagement de l’Etat !

 

Quel désengagement ? Pour 2012, les recettes provenant de l’Etat sont en augmentation de 4,6 % et les recettes provenant de la réforme de la TPU qui devaient soi-disant s’effondrer sont toujours en progression à 2,8 % ; la dotation de compensation de réforme augmentant pour elle seule  de 11,08 % !

 

En cette période de crise où les collectivités territoriales doivent s’inscrire dans une gestion vertueuse et faire des économies, le Grand Lyon affiche sans état d’âme un budget de fonctionnement en hausse de 3,74 %.

 

Le budget d’investissement est, lui, annoncé avec une hausse de 21,13 %, pour atteindre 770 millions d’euros. Nous pourrions nous en féliciter si nous ne doutions pas de la capacité de mettre en œuvre un tel montant d’investissement quand on constate que 46 % seulement des engagements sont réalisés aux deux tiers du mandat. Avec 848 millions dépensés en 4 ans, Gérard Collomb propose d’en engager presqu’autant en un an. M. Darne, lui-même, reconnaît que ce n’est pas réaliste ! Dans ce cadre, nous pouvons nous interroger sur la sincérité de ce budget.

 

Et que dire du manque d’équité entre Lyon et les autres communes  lorsque 57 % des crédits sont affectés à la ville de Lyon et 43 % aux 57 autres communes, hors investissements d’agglomération. Une nouvelle fois, le Grand Lyon ne fait pas le choix de la solidarité entre les communes.

 

L’exemple du budget consacré à la voirie est révélateur avec seulement 280 millions d’euros inscrits pour l’entretien de toutes les routes de l’agglomération quand l’état de la moitié de celles-ci est considéré comme mauvais et dégradé. Un groupe de travail (élus et techniciens) ayant travaillé en 2009 sur l’état de la voirie, estimait qu’il faudrait ajouter 10 millions d’euros chaque année sur 3 ans pour retrouver un bon état général. Cette année ce ne sont que 3 millions qui y seront consacrés.

 

 

vendredi 16 décembre 2011

Débat d’orientation budgétaire au Grand Lyon et dotation de solidarité communautaire : inefficacité et iniquité

 

 

La lecture du débat d’orientations budgétaires pour 2012 n’est pas là pour nous rassurer davantage sur la gestion du Grand Lyon et nous fait nous interroger sur l’efficacité de la dépense au Grand Lyon et sur l’équité des dépenses entre toutes les communes.

 

En effet, 46 % seulement des engagements sont réalisés aux deux tiers du mandat. Avec 848 millions dépensés en presque 4 ans, Gérard Collomb propose d’en dépenser 605 millions en un an. M. Darne, lui-même, son vice-président chargé des finances, reconnaît que ce n’est pas réaliste !

 

Et que dire du manque d’équité entre Lyon et les autres communes  lorsque 50 % des crédits sont affectés à la ville de Lyon et 50 % aux 57 autres communes, hors investissements d’agglomération. Le saupoudrage budgétaire interdit d’investir dans des projets structurants forts qui améliorent l’attractivité de notre agglomération et soutiennent sa croissance économique. Il est plus que temps que le Grand Lyon retrouve son rôle de « constructeur » d’une grande agglomération et de soutien au développement des communes.

 

Enfin, la Dotation de solidarité communautaire (DSC) nous interpelle une fois encore sur la gouvernance de Gérard Collomb. Elle représente 20 millions d’euros soit 2 % du budget de fonctionnement. C’est une part très faible du budget. Nous estimons que la DSC doit jouer un véritable rôle de solidarité entre les communes. Avec un tel montant réparti entre toutes les communes, la solidarité ne joue pas. Je propose que le fonds soit au moins doublé et que les critères de répartition soient revus afin qu’il puisse jouer réellement un rôle de solidarité pour les communes les plus pauvres.

 

 

vendredi 8 juillet 2011

Célébration de la Fête nationale

 

 

Comme chaque année, j’assisterai à la prise d’armes ainsi qu’au défilé militaire organisés le 13 juillet prochain à Lyon, Place Lyautey, dans le cadre des célébrations de la Fête nationale.

 

Ce rassemblement est une occasion de nous retrouver pour dire notre attachement aux valeurs de la République et partager ensemble un temps fort d’union nationale. Se rassembler pour célébrer la Fête nationale, c’est aussi rappeler notre soutien aux troupes françaises engagées à travers le monde au péril de leur vie pour protéger les civils et soutenir les peuples qui souhaitent s’affranchir de l’oppression au nom des valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

vendredi 22 avril 2011

La Mulatière - Travaux de mise en sécurité nécessaires à la réouverture du quai Jean-Jacques Rousseau

 

 

A l’occasion du Conseil de communauté qui s’est tenu le 18 avril dernier, Guy Barret, maire de La Mulatière, est intervenu en séance pour proposer au Grand Lyon de prendre en charge la compétence « balmes » comme c'est le cas avec les fleuves : « Il s’agirait là d’une manifestation exemplaire de la solidarité intercommunale que le Grand Lyon préconise et encourage ». Il a également interpellé le président sur l’aménagement et la desserte du quai Jean-Jacques Rousseau qui sera bientôt rouvert. Vous trouverez ci-dessous le détail de son intervention.

 

Intervention de Guy Barret, maire de La Mulatière

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Nous délibérons ce jour sur le rapport qui permettra d’entreprendre les travaux de remise en service du quai Jean-Jacques Rousseau, fermé depuis février 2009 à la suite d’un glissement de terrain de la balme d’une propriété privée sur la voirie.

 

Ce dossier illustre la complexité de la situation, deux ans et quatre expertises  successives, en comptant l’expertise complémentaire, ont été nécessaires avant que soit rendu le rapport final de l’expert judiciaire désigné par le tribunal et mets en évidence les difficultés rencontrées par les communes impliquées dans de telles situations, tant sur les plans technique que juridique et financier.

 

En exonérant les copropriétaires de toute responsabilité et en reportant celle ci sur les collectivités, ce rapport crée un précédent, sinon une jurisprudence, qui interpelle l’ensemble des élus et en particulier ceux des petites communes comme la notre.

 

La Mulatière ne compte que 6 700 habitants et le budget est proportionnel à cette taille. Rien que pour ce dossier concernant un « simple » glissement de terrain, sans victime (heureusement) et sans autre destruction de biens que le mur de protection et une voiture en stationnement, nous allons vers des dépenses supérieures à 250 000 €. Je dois dire que nous sommes heureux qu’un accord ait pu être trouvé entre la commune et le Grand Lyon qui prendra à sa charge la sécurisation mise en place au niveau de la voirie, la commune prenant à son compte les travaux sur la propriété privée. Sans cette aide il ne nous aurait pas été possible d’intervenir cette année, retardant d’autant la réouverture de cette voirie dont le Grand Lyon est propriétaire et gestionnaire.

 

Et comme l’histoire nous apprend qu’un glissement avec fermeture du quai se produit régulièrement (1991, 1996, 2005, 2009), il y a de fortes probabilités que l’on se retrouve dans la même situation dans un délai pas trop éloigné.

 

Donc, au delà du dossier actuel, c’est sur l’ensemble du problème des Balmes de l’agglomération qu’il conviendrait de réfléchir. Et l’actualité récente vient nous conforter dans la nécessité de cette démarche : l’éboulement et l’écrasement d’une maison rue des Aqueducs de Beaunant à Sainte-Foy aurait pu avoir des conséquences humaines tragiques.

 

C’est au total plus de 25 communes du Grand Lyon qui, confrontées à un tel risque, souhaiteraient avoir en cas d’accident, de la part de notre institution communautaire, le soutien juridique d’abord car nous avons  pu mesurer les lourdeurs de la procédure judiciaire et également financier car les coûts peuvent devenir rapidement exorbitants pour nos budgets. Ce serait une manifestation exemplaire de cette solidarité entre les communes que le Grand Lyon aime, à juste titre, mettre en avant.

 

Notre Communauté urbaine a pris récemment la compétence des fleuves, ne pourrait-elle pas prendre celle des balmes comme cela avait été suggéré à la page 32 du plan de mandat de 2001.

 

Pour terminer, j’évoquerai deux points qui concernent spécifiquement le quai Jean-Jacques Rousseau :

 

Maintenant que l’on entrevoit sa réouverture, je voudrais être certain qu’il retrouvera une desserte de transports en commun cadencée quotidienne. J’ai réécris la semaine dernière une lettre dans ce sens au président du Sytral. Il serait impensable que la ligne 63 disparaisse définitivement du quai (comme le laisserait penser le document d’Atoutbus) et que celui-ci soit desservi uniquement dans sa partie nord par un service à la demande de quatre navettes quotidiennes du lundi au vendredi, ce qui serait tout à fait insuffisant pour les riverains.

 

Enfin, ce quai Jean-Jacques  Rousseau est, vous le savez Mr le Président, le fond de décor de Lyon Confluence mais c’est aussi une voirie fragile dans son sous sol (les services techniques du grand Lyon ont programmé son expertise cette année) et qui est saturée aux heures de pointe (lorsqu’elle fonctionne normalement). Ce serait sans doute l’occasion de réfléchir sur un aménagement de voirie laissant la priorité dans un sens aux transports en commun et aux modes doux, anticipant un lieu de promenade privilégié qu’il est amené à devenir dans les prochaines années.

mardi 15 mars 2011

Impôts locaux : Gérard Collomb admet enfin son erreur !

 

 

En annonçant le 14 mars dernier à son exécutif ainsi qu'à la presse qu’il renonçait à augmenter les impôts en 2011 et notamment la taxe d’habitation,Gérard Collomb ne fait que se ranger à mon analyse faite lors du débat d’orientation budgétaire puis du vote du budget : le Grand Lyon n’a pas besoin d’augmenter ses recettes par une augmentation d’impôts !

 

Mis devant le fait accompli des chiffres résultants du compte administratif 2010, il ne peut que reconnaître sa mauvaise foi sur le désengagement de l’Etat.

 

En effet, les ressources du Grand Lyon ont augmenté de 42 millions d’euros par rapport aux prévisions et l’Etat a bien compensé les conséquences de la suppression de la Taxe Professionnelle (TP) par des dotations garantissant le même niveau de ressources.

 

On se souvient des cris de Cassandre de Gérard Collomb qui, au mois d’octobre dernier, n’avait pas de mots assez forts pour critiquer la réforme de la TP et déclarait en des termes peu académiques : « Je me demande quel est le connard qui a pondu cette réforme ! C’est la pire décision qu’ait pris ce Gouvernement.» (sic)

 

Que vont penser aujourd’hui les nombreux maires de la communauté urbaine qui avaient reçu obligation de Gérard Collomb d’augmenter leurs taux d’impôts locaux en 2010 ? Lors du vote du budget en Janvier 2011 les trois quarts des élus du Grand Lyon avaient ainsi pu approuver une prévision de hausse de 8% de la taxe d’habitation sans se soucier du pouvoir d’achat des Grands Lyonnais.

Seuls les élus du Groupe Ensemble pour le Grand Lyon aidés de quelques autres élus responsables ont voté contre ce budget 2011.

 

Je continue donc à dénoncer la gouvernance erratique de tous les dossiers majeurs du Grand Lyon, y compris celui du Grand Stade, enlisé dans des recours administratifs et des enquêtes annulées par la négligence de Gérard Collomb qui a l’audace de déclarer que si le Grand Stade ne doit pas voir le jour, la responsabilité en incombe à l’Etat et à la signature de la déclaration d’intérêt général du projet.

 

Photo Philippe Vacher : Voir l'article du Progrès

 

vendredi 26 novembre 2010

Responsabilité(s)

Alors que sur le plan national, le gouvernement entend mener une politique budgétaire rigoureuse afin de diminuer le déficit public de la France qui atteindra le niveau record de 7,7 % du PIB cette année, certaines collectivités préconisent de faire passer l’ardoise aux habitants de leur territoire. Ce n’est pas mon choix, ce n’est pas ma conviction, ce n’est pas l’idée que je me fais de la responsabilité en cette période difficile.

Le projet de loi de finances 2011 de notre pays, élaboré dans un contexte d’après-crise marqué par une reprise fragile, prévoit d’importantes économies dans les dépenses publiques de fonctionnement. Les collectivités territoriales sont appelées à partager cet effort puisque les dotations de l’Etat seront gelées pour trois ans. Si les perspectives de sortie de crise sont plutôt encourageantes (croissance espérée entre 1,5 et 2 % en 2011), il ne faut cependant pas mésestimer les dégâts qu’elle a pu produire sur notre économie au niveau national et sur l’emploi dans nos territoires.

Aussi, quand le Président du Grand Lyon, Gérard Collomb, souhaite augmenter la taxe d’habitation au motif d’un désengagement de l’Etat, alors que les chiffres démontrent au contraire que les cotisations foncières des entreprises et les compensations de l’Etat augmentent les ressources fiscales du Grand Lyon de + 8 % par rapport à 2010, je ne peux que dénoncer cette manœuvre injuste et irresponsable dont le but inavoué est surtout de masquer une explosion des dépenses de fonctionnement.

Dans un contexte économique et social difficile, j’ai pour ma part fait le choix de ne pas augmenter les impôts locaux sur ma commune d’Oullins. Malgré des contraintes budgétaires exigeantes, je préfère continuer à réduire nos dépenses de fonctionnement plutôt que d’ajouter de la crise à la crise en faisant payer aux citoyens les aléas d’une conjoncture défavorable. C’est cela, prendre ses responsabilités !

 

 

 
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